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Intégration architecturale photovoltaïque : toujours pas souhaitable !

L’article que j’avais rédigé en janvier 2014 sur l’intégration du photovoltaïque en toiture (sous entendu par opposition à la pose décollée ou ajoutée ou encore sur-imposée) génère, malgré les 4 années écoulées, une fréquentation de visiteurs assez étonnante. On parle ici en moyenne d’une bonne trentaine de visiteurs par semaine de manière presque non discontinue avec des bas vers une dizaine et des hauts à largement plus de cent.

Des échos variés me sont revenus en direct, mais visiblement les gens hésitent à s’afficher dans les débats techniques. Et puis, il y a quelques semaines (désolé pour le temps mis à répondre, mais un imprévu familial grave avec l’un de mes enfants a perturbé ma fragile organisation) Monsieur Jérémy Venetz s’est fendu d’un long commentaire tendant à démontrer que l’intégration n’était pas un choix aussi mauvais que ce que mon analyse cherchait à démontrer (son commentaire se trouve à la fin de l’article de 2014, soit ici).

Pour être franc, je ne suis pas convaincu par les arguments qu’il apporte, mais honnêtement un article générant à la fois un tel trafic (peut-être 10’000 lecteurs à ce jour), et dépendant fortement de l’évolution de la technique mérite une re-lecture critique de temps en temps.

Du coup, je profite du commentaire de notre visiteur et de la réponse que je souhaite lui apporter pour vous proposer une mise à jour de cet article essentiel à mes yeux dès lors que l’on veut bien mettre en relation les conséquences énergétiques, puis économiques, et enfin sociétales de contraintes légales imposées par des intérêts très (trop) partisans.

En préambule et puisque ce post sert donc de réponse au commentaire de Monsieur Venetz, il me semble approprié de signaler qu’une recherche sur internet montre qu’il apparaît comme chef de projet solaire chez Eternit, entreprise qui propose justement des solutions d’intégration. Il existe donc un certain conflit d’intérêt dans sa prise de position.

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Pour démarrer, un petit rappel sur notre dépendance à une énergie abondante et bon marchée, nous en aurons besoin plus tard  :

Nous n’en sommes généralement pas conscient, mais toute notre société a été bâtie sur le principe d’une énergie quasi gratuite et illimitée.

Un certain Jean-Marc Jancovici a développé le concept d’esclave énergétique pour rendre palpable notre consommation effrénée. Vous pouvez trouver son article ici.

Et pour ceux qui veulent aller à l’essentiel, je vous propose juste l’extrait du champion du monde de cyclisme affrontant un grille-pain dans un combat dantesque.

Votre grille-pain vous battrait donc à place couture (à moins que vous ayez des cuisses encore plus impressionnantes que celles du Robert de la vidéo ci-dessus), mais imaginez juste un instant votre aspirateur ± 1’400 Watts = 2 “Roberts”, votre PC de gaming = “1 Robert”, votre cuisinière électrique = 6-7 “Roberts”, etc etc Bref, je ne sais pas comment vous trouvez encore un peu place pour votre propre lit avec cette pullulation de “Roberts” dans votre appartement.

Et encore, on ne parle ici que de votre consommation domestique, rajoutez seulement à ce qui précède votre part de consommation des infrastructures communes (pensez à l’éclairage publique, les écoles, les hôpitaux, l’entretien des routes, …) ou plus essentiel encore la disponibilité quasi illimitée de nourriture accessible sans effort dans les supermarchés et vous devez réaliser que nous usons et abusons de nos “esclaves énergétiques”.

En résumé, notre mode de vie incluant notamment toutes les prestations sociales que nous avons mises en place dépend totalement de la disponibilité d’une énergie ultra-abondante et hyper bon marchée.

Le corolaire se déduit de lui-même, chaque augmentation du coût de l’énergie va impacter notre mode de vie. Et c’est justement l’argument asséné comme une massue par les adversaires des énergies renouvelables : nous n’arriverons pas à encaisser la moindre hausse de l’énergie sans hausse du chômage, baisse des prestations sociales, ou autres diminutions de la qualité de vie. Comme vous le savez, mon blog défend justement la position que oui une transition énergétique est non seulement possible mais également indispensable pour préserver notre qualité de vie sur le long terme. Il faut toutefois laisser ceci à nos adversaires : Si on retient les mauvais choix pour le déploiement des énergies renouvelables, alors effectivement nous subirons des problèmes sociétaux potentiellement graves voir non gérables.

Ceci étant rappelé, que nous dit Monsieur Venetz (les “bullet points” seulement, merci de vous référer à son message pour le détail) ?

A. les installations intégrées se destinent prioritairement aux toitures refaites à neuf.

Bien, mais alors pourquoi toute une série de services d’urbanismes s’obstinent à vouloir imposer cette contrainte également pour des installations prévues sur des toitures existantes ???

Il est correct que la différence en terme de coût est sensiblement moindre sur un projet inclus dans une toiture conçue et faite pour la première fois (même si il reste une différence).

Par contre, l’argument sur la durée de vie se retourne contre Monsieur Venetz, car une toiture bien faite devrait durer 80-100 ans et les centrales PV ont une espérance de vie de 25 à 40 ans. Or, la reprise d’une installation intégrée alors que la technique a fortement évolué représente un vrai challenge pour ne pas dire grosse incertitude.

B. les installations intégrées profitent d’une subvention plus élevée.

Juste, mais … . Au demeurant, Monsieur Venetz a la correction d’admettre que ce différentiel de subvention ne couvre pas entièrement la différence de coût.

Maintenant, il faut être clair ! L’argent ne tombe pas du ciel ! Mais il est prélevé sur l’ensemble des citoyens et donc prélevé sur les circuits économiques avec comme résultat un coût de l’énergie plus élevé qui d’une part donne des arguments à tout ceux qui veulent freiner la transition énergétique et d’autre part, les grandes choses restant la somme des petites, impacte notre économie (pensez par ex. aux primes d’assurances maladies qui conduisent beaucoup de ménages de la classe moyenne inférieure à diminuer leurs loisirs voir pire). Un prélèvement n’est jamais indolore, il est toujours compensé ailleurs.

C. Les installations intégrées offrent une meilleure esthétique.

Subjectif ! On peut discuter pendant des heures et nous tomberons jamais d’accord, si vous aimez les blanches et moi les brunes (je parlais des bières bien sûr !), il n’y a pas d’argument factuel qui permette de trancher que l’une ou l’autre variante soit à préférer.
Vous argumentez qu’un nombre important de personnes trouve la variante intégrée plus jolie (notamment des architectes). Je peux vous répondre qu’il y a pas si longtemps les mêmes personnes ne voulaient pas entendre parler de panneaux solaires intégrés ou pas.

Les canons de l’esthétique évoluent.

Cette question de la soit disant esthétique supérieure n’en finissant pas de pourrir le débat du photovoltaïque (et en passant ralentit sa diffusion) des sondages ont été réalisés et il apparaît qu’à plus de 20 m seul un expert est capable de voir la différence entre une installation intégrée ou sur-imposée. Une association française le GPPEP (Groupement des Particuliers Producteurs d’Energie Photovoltaique) a réalisé le test suivant sur 250 personnes prises au hasard. 20 photographies d’installations sur-imposées et 20 autres intégrées étaient présentées et les personnes devaient déterminer le type de chaque installation. Le résultat parle de lui-même : moins de 10 % du public est capable de faire la différence.

D. Une installation intégrée peut produire autant qu’une installation ajoutée.

Pas d’accord !

En premier lieu, il faut savoir de quoi l’on parle : intégrée ou pseudo-intégrée.

Dans une installation intégrée, au sens où les services d’urbanisme l’entendent, l’espace résiduel entre les panneaux solaires et la toiture proprement dite est recouvert par une garniture de même nature que la ferblanterie de la toiture et ferme donc cet espace.

De plus, les mêmes services d’urbanisme s’attendent à ce que les modules solaires soit posés dans le plan même de la couverture de toiture principale.

Si ces deux contraintes sont effectivement respectées, il n’y a pas photo-finish, l’espace sous les modules solaires présente un faible volume et est clos.

Dans ce cas de figure, selon la localisation de l’installation, les températures régnantes, les conditions de vent, le type de modules installés, … le delta max d’efficience peut atteindre 50-60°C * 0.55 % soit 30 % et une moyenne de l’ordre de 20 % (le principe étant que le matin l’installation n’est pas encore monté en température de manière importante, mais que dès 11h environ un maximum de température est atteint et conservé presque intégralement jusqu’au coucher du soleil).

Si vous souhaitez l’expérimenter : lorsque vous êtes en vacances dans le sud, prenez une voiture bleue ou verte foncée, laisser la en plein soleil 30 minutes ou plus et poser la main sur le toit ! (Bon sans plaisanter cette fois, ne faites surtout pas cela, car si vous laissez la main trop longtemps vous risquez la brûlure au 2ème degrés !!).

Compter avec 15 % de perte dans ce genre d’installation semble assez raisonnable.

Une installation pseudo-intégré cherche à imiter une installation intégrée tout en dégageant des espaces de circulation d’air. On parle souvent ici d’intégration simplifiée. Ce type d’installation s’impose actuellement notamment en France vu la position des Monuments de France. Notre logiciel de calcul de rendement de centrale PV part de l’idée qu’il s’agit de ce type d’intégration lorsqu’on décoche la case “free-standing”.

Ici, nous obtenons une perte de production annuelle de 5.5 %, soit vraisemblablement des pointes de 10-12 % sur les mois les plus productifs.

Pourquoi ?

La ventilation, certes existante, ne se compare pas avec celle d’une installation décollée correctement planifiée.

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Exemple d’intégration simplifiée – Source Voltoya

Dans l’exemple ci-dessus, l’installation serait donc “intégrée”, et il existe bel et bien une lame d’air, mais celle-ci est d’à peine 5 cm (moins qu’une demi hauteur de tuile) et comparable à un parcours d’obstacle, à comparer avec les 20 cm parfaitement réguliers d’une installation décollée standard. L’espace intercalaire entre les panneaux joue aussi un rôle. Dans une installation décollée, il existe un vide d’au minimum 1 cm et allant jusqu’à 2 cm selon le système de fixation entre chaque panneau, créant ainsi autant d’échappatoires pour la chaleur excessive. Dans l’exemple ci-dessus, on voit que les panneaux sont très proches d’être ajustés les uns aux autres (ce qui est d’ailleurs fréquemment le cas).

E. La durée d’un vie serait la même puisque la ventilation serait suffisante

Et bien non, la ventilation n’est pas suffisante. La preuve en un raisonnement simple : la production est péjorée d’au minimum 5 % (voir ci-dessus) dans le meilleur des cas, cette diminution provient d’une élévation supérieure de la température du panneau, dès lors le facteur de dilation thermique va s’appliquer et les efforts sur les soudures notamment (mais aussi le laminage) induit une fatigue mécanique supplémentaire, et ainsi obligatoirement un panneau intégré toutes choses restant égales par ailleurs vieillira plus vite.

Le Fraunhofer Institut en Allemagne a récemment posé l’évaluation que les panneaux solaires actuels avaient une espérance de vie de 40 ans. Cette affirmation se basait sur une configuration classique pour les allemands, c’est à dire en pose ajoutée ou libre. L’usine avec laquelle nous travaillons m’indique officieusement que les modules actuels posés en intégrés devraient tout juste pouvoir tenir 20 à 25 ans soit les termes des garanties actuelles. D’ailleurs les dites conditions de garantie spécifient très souvent ” … avec une aération suffisante … “, sous-entendu pour les modules intégrés les fabricants se gardent une porte de secours pour ne pas devoir assumer des cas de vieillissement prématuré. Potentiellement, c’est donc jusqu’à 50 % de perte !

F. Il n’y aurait pas de différence d’énergie grise entre les variantes décollées et intégrées.

Hummm.

Je peux entendre l’argument pour une installation conçue sur une toiture complètement nouvelle. Sur une toiture refaite à neuf, j’en suis déjà moins sûr, car lors de sa conception initiale l’intégration des modules n’a en principe pas été imaginée. Par contre sur une toiture existante, c’est manifestement faux. Le simple fait de déconstruire la toiture présente conduit déjà à une aberration environnementale.

Mais à mon avis le problème principal avec l’énergie grise du système doit être considéré sur son cycle de vie intégral et donc en incluant la fin de l’installation, ce qui nous amène directement au point suivant.

G. Monsieur Venetz admet que le problème de l’évolutivité et réversibilité est bien réel.

Merci à lui.

Sur ce, j’aimerais encore préciser ceci : il s’agit bien de 3 problèmes distincts dont a. maintenance, b. évolutivité et c. réversibilité.

a. La maintenance s’apparente à une loterie. Est-ce que les fabricants des composants ou des modules installés existent-ils toujours ? Et dans l’affirmative produisent-ils toujours les modèles retenus ? L’évolution technique ne s’arrête jamais, nous le savons tous. Globalement, le propriétaire d’une installation intégrée ne peut que “croiser les doigts” et espérer ne pas rencontrer une grosse difficulté car sinon cela pourrait bien signifier la fin de vie prématurée de l’installation. Dans son argumentaire, Monsieur Venetz n’a pas oublié de dire que le maître d’ouvrage d’une installation intégrée profitait d’une subvention bonifiée. Précisons alors ici que cela ne vaut pas pour la maintenance, qui coûte également proportionnellement plus cher.
b. Il ne faut pas planifier pouvoir faire évoluer une installation intégrée, ou alors à des coûts disproportionnés. L’évolution en taille (agrandissement de la centrale) correspond au cas de l’installation intégrée sur un toit existant que Monsieur Venetz lui-même considérait comme moins favorable avec en plus la difficulté de devoir déconstruire une interface d’étanchéité entre l’installation actuelle et la toiture puis garantir l’étanchéité entre l’ancienne et la nouvelle partie de la centrale. L’évolution technologique (vers des panneaux plus performants) tombe dans la catégorie de la maintenance. La probabilité que des nouveaux types de module s’adaptent sans difficulté relève de l’utopie.
c. Mais pour moi, le problème principal en lien avec cette question d’esthétique se situe toujours au niveau de cette réversibilité quasiment inexistante ou alors réellement très problématique. Si on veut préserver le bâti existant, il faudrait commencer par ne pas le déconstruire !! Dans mon article de 2014, j’annonçais un magnifique patchwork à venir d’ici une vingtaine d’année. Vu mes activités professionnelles, j’ai déjà connaissance de 2 cas de centrale PV intégrées ne fonctionnant plus dans un cas et de manière marginale dans l’autre et que les propriétaires concernés, au vu des coûts et du faible rendement économique, ne remettront pas en état.

H. Et ce dont Monsieur Venetz n’a pas parlé, les risques d’incendie accrus !

Si vous vous amusez à faire une recherche sur internet avec les mots clefs incendie et photovoltaïque, vous constaterez dans une importante majorité des cas l’implication d’installations intégrées . Il existe une bonne raison pour cela.

Si le panneau solaire chauffe, le petit boîtier à l’arrière du panneau avec les diodes peut chauffer encore bien davantage. Dans le cas d’une défectuosité, il peut même s’auto-allumer et provoquer un départ de feu via les plastiques présents. C’est ici que cela se corse et que la différence entre une installation intégrée ou décollé prend tout son sens.

Dans le cas d’une installation décollée, le plastique du boîtier brûlera certainement intégralement tandis que le tedlar de l’arrière du panneau aura tendance à charbonner. Les modules photovoltaïques appartiennent à la catégorie des matériaux difficilement combustibles, et en cas de départ de feu vont s’éteindre spontanément à la condition expresse qu’il n’existe pas un apport de chaleur extérieure. Ainsi et dès lors qu’il existe une lame d’air suffisante puis des tuiles normalement épaisses, on peut raisonnablement espérer que le dit départ de feu soit circonscrit au module solaire concerné avec encore un peu de noircissement du module voisin.

Il en va tout autrement dans le cas d’une installation intégrée qui premièrement se situe à proximité immédiate de la charpente et n’est séparée de celle-ci que par un bac d’étanchéité éventuellement en acier (très bon transporteur de la chaleur!) ou en plastique et donc potentiellement combustible ; et qui rappelons-le se trouve dans un espace confiné. Dès lors, le scénario s’écrit avec une facilité déconcertante : le module défectueux se combustionne lentement et discrètement par manque d’oxygène et allume de manière similaire la charpente proche. Ce feu rampant peut couver de nombreuses heures et lorsqu’il éclate au grand jour, il a atteint une taille conséquente garantissant des dommages substantiels au bâtiment.

Il me semble utile de le souligner, ce cas de figure peut survenir avec une installation intégrée correctement réalisée et des panneaux solaires ayant passé tout les contrôles de qualité. Il suffit par exemple qu’un coup de foudre aie légèrement endommagé l’installation mais sans la mettre hors service. Je ne connais pas les statistiques actuelles, mais nous nous situons le plus probablement à largement moins qu’un module sur 100’000 prenant feu spontanément durant sa durée de vie normale. Simplement, si cet exemplaire défectueux se trouve dans une installation décollée, nous resterons certainement dans l’anecdote. Dans le cas contraire, il existe une probabilité bien tangible que cela tourne au drame.

Juste pour la petite histoire, ce post a été rédigé durant le mois de juillet, et nous avons eu droit à un incendie de toiture photovoltaïque à peine à 25 km de chez nous et selon les images satellites, il semble bien que cette installation ait été réalisée en intégré. voir ci-dessous (ArcInfo et GoogleEarth) :

Art Arcinfo feu toiture solaire cressier

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En conclusions :

Intégrer les panneaux solaires coûte, induit une baisse de production, diminue leur durée de vie, et enfin complexifie la fin de vie de l’installation. Même si on peut discuter sur les chiffres précis, on arrive tout de même à déterminer un ordre de grandeur de manière assez conservatrice, en retenant :
a. surcoût 20 % ramené à 10 %
b. perte de production 10 % ramené à 5 %
c. durée de vie réduite 50 % ramené à 30 % (de réduction donc, pas 30 % de durée vie totale)
d. surcoût sur l’évolutivité/maintenance/fin de vie 30 % ramené à 15 % (conservateur pour le moins).
e. prime d’assurance plus élevée = pour mémoire
Or voilà, si on retient en ordre de grandeur 10 cts pour le coût du courant PV décollé, on obtient au bas mot (10 / (0.9*0.95*0.7*0.85)) soit 19.65 cts et donc un quasi doublement du coût du courant produit !!! Ce sont bien les facteurs c. et d., généralement pas pris en compte à leur juste importance, qui déterminent l’essentiel de la différence.

Pour l’exprimer autrement, on parle, en chiffre absolu, d’un surcoût d’environ 10 cts, à comparer avec les prélèvements proposés pour financer les ENR de l’ordre du centime.

Lors des divers débats politiques dans notre petite Helvétie, il a souvent été argumenté qu’un prélèvement cantonal additionnel, même aussi bas que 0.5 centime (bien une moitié de centime) ! mettrait à mal l’économie et obligerait les entreprises énergivores à délocaliser. On n’ose imaginer ce que 10 centimes générerait comme conséquences.

Relisez les explications de Monsieur Jean-Marc Jancovici, elles démontrent on ne peut plus clairement que nos sociétés ne peuvent se permettre une hausse du coût de l’énergie sans devoir remettre en cause des acquis sociaux, qui semblaient pourtant gravés dans le marbre.

La conclusion finale est simple : en imposant de manière illégitime des intégrations des centrales solaires, on ralentit dramatiquement le déploiement à large échelle du photovoltaïque au détriment de notre planète et des générations futures. On le voit clairement en comparant 2 pays cherchant à imposer cette pratique presque systématiquement comme la France et la Suisse avec l’Allemagne ou même l’Angleterre, toutes deux pourtant largement moins insolées, et qui n’imposent l’intégration que de manière exceptionnelle : il n’y a pas photo-finish pour utiliser l’expression consacrée : La France (en enlevant la part des DOM-TOM) et encore plus la Suisse appartiennent aux mauvais élèves en terme de part du photovoltaïque dans le mix énergétique du pays, alors que l’Allemagne caracole dans le peloton de tête.

Laurent-David JOSPIN

Les pharmas nous veulent-elles vraiment du bien ?

Neuvième article de la série estivale “politique de santé”

A la fin des années 50 éclatait le scandale de la Thalidomide avec plus de 10’000 enfants nés mal-formés (20’000 selon certaines sources). Alors que les lanceurs d’alerte de l’époque avançaient des arguments solides, la firme pharmaceutique Grünenthal a usé de multiples manœuvres dilatoires pour repousser ces avertissements jusqu’à l’insoutenable. Quand on regarde dans le rétroviseur, on a de la peine à trouver une justification à de tels agissements. Grünenthal était allé jusqu’à affirmer que son médicament avait sauvé des vies d’enfants – né affreusement mal formés faut-il le rappeler – qui auraient sinon disparu via des avortements spontanés !! La vérité, crue et douloureuse, était tout simplement l’argent. Grünenthal pensait posséder la poule au œufs d’or avec cette molécule et voulait protéger ses revenus ! Puis, lorsque la réalité ne pouvait plus être cachée sous le tapis, elle s’est défendue pour éviter sa faillite quitte à infliger une double peine aux familles touchées.

Ce scandale a conduit à toutes une série de décisions juridiques dont la mise en place de divers mécanismes sensés garantir à la fois l’innocuité et l’efficacité des nouveaux médicaments mis sur le marché.

Il avait bien été dit “plus jamais ça”, mais force est de constater que quelque chose n’a pas dû fonctionner correctement car depuis cette première fois qui aurait dû être la dernière fois, nous avons vécu entre autres les scandales du Vioxx, du Médiator, de l’Isomérride, du Distilbène, de la pilule Diane 35, ou tout récemment encore de la Dépakine[1]. Le moteur de ces divers scandales se trouve toujours du coté des intérêts financiers.

side effect
Merci au site Le Nouveau Paradigme / David Jarry pour la mise à disposition du dessin

Ces exemples déjà très spectaculaires en soi cachent en réalité une attitude générale conduisant à privilégier le profit des producteurs de médicament plutôt que la santé des patients ou même encore plus prosaïquement leur porte-monnaie.

A titre d’exemple, on peut utilement rappeler ici l’attitude des grandes pharmas dans deux dossiers récents qui démontrent on ne peut plus clairement leur véritable visée.

Dans le cadre de la question des statines, et sans même traiter la controverse liée à cette classe de médicament, la levure de riz rouge offre la seule source connue de statines naturellement présentes dans un produit dérivé d’un aliment. De ce fait, ce produit présente 2 particularités notables dont à savoir un coût insignifiant comparé à une statine de synthèse vendue par une pharma, et l’impossibilité de le breveter. Il semblerait par ailleurs que la levure de riz rouge génère fréquemment des effets secondaires moins aigu qu’une statine de synthèse. Plusieurs patients confirment ne pas imaginer retourner à une version synthétique tant les effets secondaires peuvent être pénalisants et incluent entre autres des nausées, vertiges, faiblesses, …[2] Il est très amusant de constater que le lobby pharmaceutique utilise comme argument pour faire interdire ce produit, représentant une menace claire pour ses intérêts commerciaux, justement les effets secondaires qui affectent ses propres produits plus sévèrement !

Toujours plus proche de nous, car le dossier “fume” encore sur les tables des ministères concernés en France, la question des vaccins combinés imposés aux tout petits enfants selon un mécanisme dit de Cheval de Troie fait ressentir une forte nausée à ceux qui veulent bien se pencher sur le sujet de manière un peu sérieuse. En peu de mot, le plan de vaccination obligatoire en France impose avant 18 mois de faire vacciner contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite sous peine de sanctions sévères. Depuis 50 ans, il était possible de faire vacciner les enfants contre ces 3 maladies avec un produit de la société Bio-Mérieux pour un coût inférieur à 7 EUR. Progressivement, ce vaccin, réputé très sûr, a été rendu indisponible et remplacé par des variantes dites “combo” qui incluent d’autres pathologies comme la coqueluche ou l’hépatite B. Or ceci n’est pas neutre thérapeutiquement parlant ni même financièrement. Le vaccin contre l’hépatite B est l’objet d’une forte controverse dans les milieux médicaux eux-mêmes. En France, pays dont les autorités sont fortement pro-vaccins, les tribunaux ont reconnu par deux fois qu’il existe un lien entre ce vaccin et la sclérose en plaques. Sans rentrer dans trop détails, on peut mentionner également que cette variante inclut des adjuvants comme l’aluminium et le formaldéhyde reconnus comme neurotoxiques et cancérogènes. Tout cela pour un seul objectif, un coût de vente multiplié par 5 ! Le Conseil d’État vient de statuer : l’industrie a l’obligation de fournir une recette ne contenant que les vaccins strictement obligatoires. La réponse de l’industrie pousse le cynisme au-delà de l’imaginable : elle a réussi maintenant à rendre obligatoire tout les autres vaccins, argumentant qu’elle n’arrivera plus à fournir l’ancien vaccin, sans aucune considération pour le budget des familles ou les risques encourus par les enfants concernés.

Les causes de cette dérive ne relèvent pas d’un mystère ésotérique insondable, mais tout simplement d’une série d’évidences qui auraient dû conduire à une réaction appropriée depuis longtemps déjà ! Sans doute la plus choquante de toutes : Les experts sensés contrôler les entreprises pharmaceutiques soit viennent de celle-ci, soit dépendent de sa manne financière pour financer leurs recherches. Or, il a été démontré que lorsqu’un chercheur reçoit les fonds nécessaires à ses études d’une source ayant un intérêt aux résultats, la probabilité que ceux-ci soient conformes aux attentes du bailleur de fonds fait plus que quintupler !

Il faut aussi citer ces études qui, progressivement, tendent à abaisser les seuils de tolérances de diverses données biologiques, comme parar exemple, l’abaissement continuel depuis plus de vingt ans des taux sanguins admissibles des lipides. Ainsi, si cette courbe de tolérance s’abaisse au fil des ans, celle des profits générés par les antilipémiants s’élève de façon asymptotique !

On pourrait aussi parler, de façon identique, des valeurs limites conseillées dans le traitement antihypertensif, avec néanmoins une réaction nouvelle de certains médecins gériatres qui ont démontré que si l’abaissement de la systole entraînait certes une baisse du nombre d’AVC ( accident vasculaires aigus) chez la personne âgée, cela amenait concomitamment une baisse de la vascularisation cérébrale et donc des facultés cognitives. Aussi, pour le résumer de façon triviale, les scientifiques dogmatiques, de mèche avec les pharmas, préféreraient avoir des « légumes » normotendus bourrés de médicaments plutôt que des vieillards certes un peu hypertendus mais qui jouent aux échecs…

Pour le résumer crûment, les pharmes veulent en premier lieu du mal à nos portemonnaies, la santé des consommateurs, elle, passe après.

Avec un très joli dessin de Chappatte qui le résume si bien :

Tamiflu profit

Blaise Courvoisier et Laurent-David Jospin

Table des matières de la série : ici

Prochain article : Comment imaginer un système de santé durable ?

[1] http://www.rts.ch/info/suisse/8546844-une-victime-de-la-depakine-depose-une-plainte-penale-contre-le-chuv.html

[2] https://www.rts.ch/play/tv/mise-au-point/video/la-levure-interdite?id=5879352

Des “patients” impatients aux attentes irréalistes ?

Quatrième article de la série estivale “politique de santé”

Durant des décennies, le monde médical a bénéficié d’une aura certaine lui offrant un statut de quasi infaillibilité, tant dans ses diagnostics que dans ses prises de décisions thérapeutiques. C’était l’époque des mandarins universitaires qui géraient leurs services comme des détachements militaires, avec, à leur disposition, du personnel corvéable à merci, aux ordres, n’ayant aucune possibilité d’intervenir dans les décisions du « Patron ». A un niveau moindre, mais avec néanmoins tout autant de pouvoirs, la plupart des médecins de famille régnaient sur la population de ceux appelés à juste titre des « patients ». Cette époque, pas si lointaine puisqu’on peut l’estimer aller jusqu’à la fin des années cinquante, était aussi celle où naissance et mort étaient encore considérées comme des phénomènes naturels; la mort en particulier, se déroulait le plus souvent à domicile, en compagnie des diverses générations familiales, et ne représentait pas un échec thérapeutique de son médecin de famille.

Depuis les années soixante, la médecine a fait de considérables progrès scientifiques qui ont pu donner l’impression que les limites de la vie allaient pouvoir être dépassées quasi indéfiniment, certains philosophes actuels allant même jusqu’à prédire une future éternité. De plus, durant la dernière décade, le monde de l’information a fait, lui aussi, un bond considérable avec l’Internet à portée de tous, permettant ainsi à chacun de grappiller des renseignements médicaux plus ou moins pointus, mais donnant aussi lieu parfois à des interprétations fantaisistes par manque de connaissances de base physiopathologiques.

La société, elle aussi, a beaucoup changé, voyant l’émergence d’une volonté de satisfaction immédiate de ses besoins, une aspiration, dans le domaine médical, à une prise en charge sophistiquée, le désir de ne plus « souffrir » dans son corps et son âme, et la crainte absolue de la sénescence, et a fortiori de la mort.

Ces évolutions inéluctables ont ainsi transformé le « patient » du début du siècle, à la merci du diktat médical, en un consommateur « impatient », avide de nouveautés biotechnologiques et effrayé au plus haut point par sa finitude. Ceci a aussi permis, entre autre, l’émergence d’une « médecine » terriblement lucrative : les soins « anti-âge » et ceux plus généraux de « bien-être ». Dès lors il devient difficile de distinguer les prestations prises en charge par nos mutuelles, nécessitées par des affections allopathiques classiques, de celles issues de cette médecine du bien-être qui, typiquement, devraient être à charge du consommateur.

Par ailleurs, l’angoisse de la sénescence et de la mort entraîne des exigences de soins excessifs dans diverses situations où ne persiste plus aucun espoir d’amélioration et de conservation d’une certaine dignité de vivre et où seule l’acceptation de l’issue fatale serait un choix judicieux et empreint d’humanité. Tous ces exemples de dérive de consommation médicale entraînent bien entendu in fine une croissance des coûts de la santé, imputables, ceux-ci, aux seuls consommateurs de prestations médicales financées par nos assurances maladie mutuelles.

docteur V2
Merci à Amanda pour sa participation

Cette évidence nous amène à une seconde question encore plus incorrecte politiquement : les limites de notre système mutualiste.

Il est actuellement parfaitement établi qu’une bonne part des affections touchant notre population occidentale sont la conséquence directe d’un mode de vie inadéquat. Néanmoins, et ceci pour des raisons purement économiques, nos gouvernements répugnent à légiférer sur certaines toxicités sous le seul prétexte que les industries qui les produisent créent des emplois et génèrent des produits fiscaux. Prenons l’excellent exemple du tabagisme. Une récente étude de l’OMS [1] a montré que cette industrie du tabac coûtait plus de 1000 milliards ( vous avez bien lu mille milliards!!!) de dollars par an ( oui, par année!!!)) à nos économies car l’on s’est enfin décidé à tenir compte non seulement des dépenses de santé mais aussi des coûts engendrés par la perte de productivité due aux malades et aux morts précoces engendrées par le tabagisme. Dans le même temps cette étude démontre que les taxes sur le tabac rapportent environ 270 milliards de dollars par an. Ainsi le tabac coûte aux états quatre fois plus qu’il ne lui rapporte de taxes ! Un jour viendra peut-être où l’on imposera aux tabatiers de payer l’intégralité de ce qu’ils nous coûtent. Le même constat pourrait, de toute évidence,être établi avec l’industrie agroalimentaire qui est le vecteur principal de l’épidémie de maladies métaboliques qui frappe de plein fouet nos économies, avec son cortège d’obèses, d’hypertendus, de diabétiques et d’artériopathes. Or il n’y a que peu de restrictions publicitaires pour la junk food, des distributeurs de sucreries hypercaloriques se trouvent dans toutes les gares et d’autres lieux publics, l’alcool reste une valeur sûre de nos pays, tout cela au nom de cette sacro-sainte liberté du commerce. Or ce mode de vie n’est pas une fatalité et ceux qui cherchent à s’en détourner, qui se forcent à faire du sport et à trouver un équilibre alimentaire vont probablement un jour se révolter contre une mutualité qui n’incite personne à éviter ces maladies de notre société consumériste, et réclamer des primes maladies modulées en fonction des efforts personnels fournis….

Cet état de fait nous amène encore plus loin dans cette réflexion hautement incorrecte politiquement parlant : le rationnement des soins dans certaines situations des extrêmes de la vie. Est-il réellement judicieux de développer des infrastructures hautement dispendieuses pour tenter de réanimer des « enfants » de 26 semaines de gestation, voire moins ? Particulièrement lorsque l’on sait que ceux qui survivront le feront au détriment de nombreuses séquelles [2] qu’ils auront à subir leur vie durant et dont les coûts générés seront, accessoirement, pris en charge par la collectivité mutualiste… Est-il raisonnable de s’acharner auprès de très grands vieillards que l’on décide d’opérer à cœur ouvert pour une qualité de survie détestable. Il est temps de ne raisonner plus qu’en terme de qualité de vie et de dignité humaine et non plus en terme de temps de survie. Gagner trois mois de survie dans de terribles conditions suite à un traitement lourd chimio-thérapeutique pour un cancer terminal est-il préférable à une fin de vie « écourtée » auprès des siens ? Là aussi, on trouve manifestement des possibilités d’économies certaines dans le domaine de la santé.

Les patients ne portent pas seuls la responsabilité de la dérive du système, loin s’en faut, mais s’ils veulent éviter de se retrouver victimes d’une situation ayant atteint un point de non-retour notamment en termes économiques, ils ne pourront faire l’impasse d’une reprise en main de leur propre santé. Pour rappeler une formule connue parfaitement d’actualité ici : quitter le stade de consommateurs pour devenir des consom-acteurs responsables.

Blaise Courvoisier et Laurent-David Jospin

Table des matières de la série : ici
Prochain article : Des politiques otages de leur propre créature ?

[1] www.who.int/mediacentre/news/releases/2017/no-tobacco-day

[2] www.liberation.fr/france-archive/2008/03/07/grands-prematures-une-vie-au-prix-de-sequelles66741

Le Grand Méchant Loup est sorti du bois, et il ment!!

Dans le cadre du débat public relatif à notre initiative populaire “pour une fiscalité écologique à la place de la TVA”, nous ne nous attarderons pas sur notre brave Conseil Fédéral pris la main dans le sac d’annoncer des chiffres manifestement totalement erronés (ce qui pourrait bien faire l’objet d’un autre post prochainement), mais sur les promesses de notre Conseillère Fédérale en charge des Finance nous promettant une autre taxe écologique soi-disant tout à fait efficace et beaucoup plus supportable au niveau de la population que celle proposée par les vert’libéraux.

Regardons cela d’un peu plus près! La taxe incitative pour l’essence annoncée se situerait donc à 28 centimes. Rappelons ici qu’il s’agit bien d’une taxe supplémentaire puisqu’à l’inverse de notre solution, aucune autre taxe n’est ni supprimée ou même simplement abaissée.

Évidemment, en première apparence 28 centimes semblent beaucoup moins élevés qu’un francs et quelques (environ 1.10). Mais voilà les apparences sont bien trompeuses, car ces 28 centimes représentent pour une famille modeste avec une voiture pas trop récente réalisant 25’000 km par an dont une part importante en trafic urbain plus de 45.– de charge supplémentaire mensuelle (25’000 km * 8lt/100 * 28 cts / 12 mois), alors que notre initiative “pour une fiscalité écologique à la place de la TVA ne conduit qu’à un supplément de charge de 13.– pour le cas le plus défavorable (voir document détaillant le calcul de l’impact sur les ménages)

Mais il y a beaucoup plus grave! Cette taxe supplémentaire promise par Madame E. W.-S, ne possède aucun effet incitatif réel, car elle se situe à un niveau inférieur aux variations usuelles du prix de l’essence elle-même, dont il est manifeste qu’elles n’ont jamais conduit à des baisses durables (pour être précis, il faut parler du couple essence + diesel, car la consommation d’essence a bel bien baissée mais au profit du diesel). Examinez bien le graphique ci-dessous sur une période d’un peu plus de 10 ans, on voit des variations de prix très élevées, la différence entre le minimum et le maximum s’approchant d’un franc.

Alors que la consommation de carburant reste globalement totalement stable!!! Les deux graphiques qui suivent le démontrent on ne peut plus clairement :

 

Dès lors ces 28 centimes annoncés par notre ministre des finances appartiennent donc sans aucun doute possible à la catégorie des leurres! Ils ne conduiront qu’à une augmentation de la fiscalité et de la bureaucratie, en clair tout le contraire de notre initiative. Et bien sûr, pas de gâteau sans cerise! La solution préconisée par notre ministre conduira également à un retard de notre pays dans les industries d’avenir représentées par les cleantech. Pour ma part, je ressens un fort sentiment de déjà vu, lorsque certaines forces politiques ont cru sensé de s’accrocher à l’intégralité du secret bancaire avec au final une perte totale sans aucune compensation, alors qu’il eut été possible d’en obtenir, et même des intéressantes!, si le processus  avait été initié en temps utile.

Pour évitez un gâchis innommable, le 8 mars votez OUI et faites voter OUI à l’initiative des vert’libéraux visant à supprimer la TVA et à la remplacer par une taxe écologique sur les énergies non renouvelables.

Laurent David JOSPIN

Bonne Année !!!

Une année au compteur au plus, à toute vitesse, sans même s’en rendre compte … Le monde dans lequel, nous vivons s’accélère. La technologie nous l’impose, ou peut-être plus justement dit cherche à nous l’imposer. Et ma foi, nous nous laissons faire … trop sans doute.

Alors voilà, première bonne décision, je prends le temps de vous adresser mes meilleurs vœux pour la nouvelle année, en espérant que celle-ci apporte un lot généreux de satisfaction à tous et d’améliorations sur les fronts ouverts dont nous parlons si souvent dans ce blog.

Je vous ai scanné la carte de vœux que nous avons retenue pour nos activités professionnelles. La question s’était posée si nous allions renoncer à envoyer des vœux à nos clients et faire un don en lieu et place à une organisation caritative. Vous connaissez mon esprit frondeur et puisque je ne voulais pas trancher, nous avons décidé d’envoyer tout de même des vœux mais en achetant la carte auprès d’une telle organisation caritative. Et puis, il faut dire que quand j’ai vu cette carte dans le catalogue … on aurait pu croire qu’ils l’avaient imaginée juste pour moi, vous ne trouvez pas?

En guise de cadeau (de noël ou de bienvenue dans la nouvelle année, comme vous préférez), vous trouvez  juste après celui-ci un nouveau post publié il y a peu de temps, mais pour lequel vous n’avez intentionnellement pas encore reçu de notification. Je vous y décris les eaux tumultueuses de la politique énergétique mondiale et l’importance de s’en détacher le plus vite possible. Il y a aussi une introduction à ce qui occupera totalement mon esprit durant le premier trimestre 2015, mais chut c’est une surprise …

Laurent JOSPIN

 

J’enlève et il y a plus ???

Juste une petite remarque toute bête :

Vous avez certainement remarqué les communiqués de presse de ces derniers jours comme quoi la dernière décennie était la plus chaude depuis le début des mesures climatiques, ou le fait que le mois de juin est le 5 ème le plus chaud au niveau de la planète.

Vous n’avez, par contre, peut-être pas prêté toute l’attention voulue (et si vous l’avez fait vous avez bien sûr droit à mes plus plates excuses) à une autre information parue dans la presse scientifique : le soleil vient de terminer un cycle de faible activité. (par ex. Science et Vie édition juillet, et d’autres). En mots simples, le soleil nous a nettement moins chauffés que d’habitude.

Impressionnant n’est-ce pas? J’enlève et il y a plus! C’est génial, et cela serait encore plus génial si cela pouvait aussi fonctionner ainsi sur mon compte bancaire, chaque fois que je tire de l’argent au bancomat, ma fortune augmenterait! Le rêve non?

Bon, pour tout vous dire, nous sommes loin du rêve et il faut que nous nous activions pour que cela ne tourne pas au cauchemar. Car cela signifie simplement que lors du prochain cycle solaire, nous devons nous attendre à une accélération des manifestations du réchauffement climatique. Zut alors!

Laurent-David JOSPIN

Hello world!

Bonjour à tous,

Et voilà c’est parti! J’avais promis de lancer mon blog sur l’environnement (très important), la politique neuchâteloise (important) et aussi un peu de moi (juste ce qu’il faut pour mieux me connaître), la promesse est donc tenue.

Le titre du blog se veut le plus clair possible. Aujourd’hui, plus personne d’honnête ne devrait nier que la situation est extrêmement grave sur le plan environnemental. Et pourtant, nos instances dirigeantes politiques et économiques continuent de s’entêter dans cette voie nous menant potentiellement à notre perte. Citation du texte de la Conférence de Durban tenue sous l’égide de l’ONU :

La Conférence des Parties,
Reconnaissant que les changements climatiques représentent une menace immédiate
et potentiellement irréversible pour les sociétés humaines et la planète et que toutes les
Parties doivent donc y faire face d’urgence, et considérant que le caractère planétaire de ces
changements requiert de tous les pays qu’ils coopèrent le plus possible et participent à une
action efficace et appropriée au niveau international en vue d’accélérer la réduction des
émissions mondiales de gaz à effet de serre. (Merci à Didier G. pour le coup de main.)

En toute logique donc, vous trouverez ici des commentaires sur des faits récents concernant tout autant la durabilité de notre monde, la politique énergique (mondiale, suisse, locale), des coups de gueules lorsque l’inacceptable est atteint (ou dépassé!), et quelques anecdotes personnelles.

Mardi, j’ai rencontré mon collègue de parti Giovanni T. qui a eu la gentillesse de me consulter sur des projets de motions parlementaires visant à faciliter la pose de panneaux solaires. Vous serez tenus au courant des développements.

En vous souhaitant à tous une excellente semaine!

Laurent Jospin