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Plein d’espoir, voici mes voeux pour 2017

En vous remerciant toutes et tous pour vos conseils, encouragements et autres soutiens, j’ai le plaisir de vous adresser mes voeux pour d’excellentes fêtes en 2016, un passage en douceur dans la nouvelle année, et surtout une année 2017 riche en concrétisation de vos projets.

C’est de nouveau moi qui ai choisi la carte de voeux de l’entreprise et comme chaque fois j’ai opté pour une carte de la Fondation l’Abbé Pierre pour soutenir l’organisation bien sûr, parce que leurs cartes sont très belles, mais aussi, et peut-être même plus encore, car le message me parle au plus profond de moi.

Nous sommes tous hommes d’une seule et même terre.

S’il m’est possible de faire adhérer quelques personnes de plus à cette vérité essentielle durant cette année à venir, je pourrai dire que mon engagement n’aura pas été vain.

Laurent-David Jospin

voeux 2016 C T

Petit message pour les fêtes

Lorsque nous avons choisi la carte de vœux de notre entreprise, les discussions furent nourries pour le moins. Nous soutenons une fondation à but caritatif et ma foi le catalogue regorge de cartes toutes plus belles les unes que les autres.

Cette année, c’est ma préférée qui a été retenue et je ne cache pas le plaisir que j’ai à vous dévoiler, ce qui m’a parlé si fort en la découvrant.

En tout premier lieu son apparence m’a certes beaucoup plus. Mais mon choix ne s’arrête pas à une simple considération esthétique. En plus de la beauté de notre Terre, on ressent aussi fortement sa fragilité, la bulle de l’atmosphère représentée comme une goutte d’eau prête à s’évaporer et disparaître. En nous plongeant plus profondément encore dans le tableau, nous observons cette feuille qui porte notre petite planète en la mettant à la merci de courants contraires. Le courant c’est nous tous, et c’est à nous d’agir pour que nous restions dans des eaux douces et calmes pour nous, nos enfants et tout ceux qui suivront.

Bonnes Fêtes à tous et meilleurs vœux pour la nouvelle année.

Laurent-David JOSPIN

TOP21 ou FLOP21 telle est la question …

La fameuse COP21 vient à peine de s’achever et déjà les chroniqueurs et analystes de tous bords s’en donnent à cœur-joie. Comme vous devez forcément l’imaginer, votre blogueur impénitent pourfendeur des hérésies environnementales n’échappe pas à la règle (voir dans la partie “sources” pour le texte complet).

Pour faire court, l’abominable côtoie le sublime. Et pour faire un peu plus long, essayons de démêler l’écheveau.

Un regard strictement pessimiste nous force à constater plusieurs faits indiscutables :
- l’accord est soi-disant contraignant, mais il ne comporte aucun mécanisme de sanction ni même de contrôle réel. Dès lors, on peut légitimement s’interroger sur le concept de contraignant.
- les promesses ou annonces volontaires de réduction carbone transmises par l’ensemble des pays concernés ne permettent d’espérer qu’au mieux de tenir une hausse de 3°C des températures mondiales, et encore seulement si nous n’avons pas mis en route un phénomène auto-enclencheur  comme par ex. des relargages massifs de méthane de l’arctique ou de la toundra après fontes des glaces polaires ou respectivement du pergélisol.
- on pourrait même parler de schizophrénie assumée quand le préambule de l’accord inclut une référence à un taux de 1.5°C qu’il vaudrait mieux ne pas dépasser, que le texte de l’accord lui-même se réfère à un objectif de 2°C, mais que l’état des lieux constate en langage diplomatique – j’allais écrire en langue de bois – qu’il existe un écart significatif entre les annonces cumulées de réductions carbone et l’objectif climatique minimum.

Bref, une analyse du passif de cet accord nous pousse tout droit vers une neurasthénie aiguë.

Néanmoins, tout n’est peut-être pas si noir, car pour ma part, j’ai bien vu une belle lumière au bout du tunnel. Pour mieux me faire comprendre, je vous propose de relire mon post de juin 2013 http://www.famillejospin.ch/ouvrirlesyeux/?p=76 dans lequel je vous annonçais des mises en responsabilité et autres poursuites à l’encontre des gros pollueurs ou même financeurs des pollueurs. A l’époque, la sincérité m’obligeait à vous dire que les mécanismes de mise en responsabilité décrits ne surviendraient peut-être pas si vite que cela. En réalité, très bonne surprise, nous venons de vivre tout récemment le démarrage des, vraisemblablement, deux premières procédures pour crime climatique contre notamment une société aussi importante qu’Exxon. La procédure en question se fonde essentiellement sur le fait qu’Exxon savait et a choisi d’ignorer les avertissements de ses propres scientifiques. Or voilà, depuis ce samedi 12 décembre 2015, suite à la ratification unanime par 195 pays d’un document indiquant de manière non équivoque que l’activité humaine est la source primaire du problème de réchauffement climatique de la planète, et que celui-ci génère des conséquences hautement dommageables sur les plans environnementaux, sociaux, et économiques, plus aucune entreprise ne pourra se défendre en disant “nous savions pas, nous n’étions pas sûrs, ….“.

Si ce fait nouveau tombait du ciel sans aucun signe précurseur, on pourrait imaginer qu’il reste sans lendemain. Toutefois tel n’est pas le cas. On peut bien sûr penser à la procédure mentionnée ci-dessus. Toutefois, même si le cas Exxon présente clairement un aspect spectaculaire, plein de petits signes restés jusqu’à présent relativement confidentiels dans les milieux de la gestion ou finance démontrent l’existence d’une lame de fond beaucoup plus fondamentale. Récemment encore, mais avant le résultat de la COP21, l’Office Fédéral de l’Environnement (OFEV) présentait les résultats d’une analyse sur les risques carbone encourus par les fonds en actions ainsi que les caisses de pension.

J’ai été très surpris de ne pas voir de commentaires ou analyses sur ce point précis, car, croyez-moi, il change TOUT. Dans les mois à venir, les départements risk compliance des majors de l’énergie, de la chimie, du transport, etc etc vont émettre des notices de risque à provisionner. Ces notices vont circuler premièrement au niveau des conseils d’administrations. qui dans un premier temps se dépêcheront de ne pas en faire état. En bref, ils agiront selon toute vraisemblance exactement de la manière qui a valu à Exxon son procès!.

Mais en parallèle, les gros investisseurs institutionnels comme les caisses de pension réaliseront des analyses très similaires globales sur leurs portefeuilles, et conséquemment commenceront à faire pression pour avoir connaissance des analyses liées au risque carbone des entreprises dans lesquelles elles auront investis. Et si elles ne le font pas, les régulateurs se chargeront de leur expliquer! Lorsque les responsables de la FINMA (organe de contrôle des marchés suisse) auront lu le rapport de leur collègue de l’OFEV, le mécanisme se mettra en œuvre, lentement sans doute, mais inexorablement. Dans un premier temps, nous verrons sans doute une simple exigence minimale d’une mention globale de la politique liée au risque carbone, puis progressivement le contexte se durcira avec une contrainte de transparence toujours plus élevée, sans doute l’obligation d’un “rapport carbone” pour chaque investissement. Au final, le couperet tombera en premier pour les caisses de pensions qui devront intégrer une obligation de couverture totale du risque carbone, et conséquemment se détourneront en masse des investissements présentant un profil défavorable sur ce plan.

Typiquement une caisse de pension doit s’assurer qu’elle touchera de manière fiable à très long terme des revenus destinés à couvrir les retraites promises. La sécurité des versements futurs, ne peut être garantie que si la sécurité juridique des entreprises investies est elle-même garantie. Or voilà suite à ce fameux accord décembre 2015, un risque nouveau vient de se créer, dont on pourrait même imaginer, que comme dans le cas de l’amiante, les fauteurs de trouble ne puissent pas se libérer en invoquant une quelconque prescription juridique.

Le timide mouvement de reflux des capitaux des industries à forte connotation carbone constaté récemment montre les prémices d’une fuite panique dans un horizon de temps plus court que certain souhaitent l’imaginer! Dès aujourd’hui, un investissement dans le fossile ou se basant indirectement sur des sources d’énergie fossile est devenu un placement spéculatif de court terme et potentiellement très risqué.

La froide réalité du réchauffement climatique se résume en un jeu de mots et autrement peu de mots : à Paris les Etats ont échoué à mettre en place un mécanisme public réel nous faisant sortir de cette spirale infernale, mais, peut-être sans même s’en rendre compte, ils ont rendu l’économie privée indéfiniment responsable des conséquences à venir à partir de ce 12 décembre. Au final, lorsque la dite économie aura pleinement compris et intégré ce fait, vous verrez des transformations peu imaginables aujourd’hui.

En bref et pour descendre à un niveau très terre à terre, l’accord du 12 décembre, ni TOP21 ni FLOP21, ne sera que ce que nous les citoyens en ferons! Si aujourd’hui en tant que salarié d’une entreprise X vous écrivez un gentil courrier recommandé expliquant à l’organe de surveillance de votre caisse votre inquiétude au vu du nouveau contexte “risque carbone”, vous mettez (ou contribuez à mettre) une pression qui conduira à terme à des désinvestissements massifs dans les sociétés sources de ce problème majeur.

Et tout cela a aussi été rendu possible par cette fameuse marche citoyenne du climat dont je vous ai parlé dans les derniers posts!

Je profite de la transition pour vous dire que la pétition est envoyée ce jour, et personnellement je me permettrai d’espérer que l’un ou l’autre député du Grand Conseil prenne le temps de lire ces quelques lignes, car si notre canton ne modifie pas du tout au tout sa politique face aux énergies renouvelables, le virage technico-économique aura été définitivement perdu pour notre région, et nous aurons alors seulement les charges à assumer sans pouvoir profiter des aspects positifs. Bref, évitons de ressembler par trop à Exxon &Co et tournons-nous vers l’avenir!

Laurent-David JOSPIN

Post-scriptum : lors du démarrage de la rédaction du présent post il y a une semaine précisément, comme mentionné dans le texte je n’avais trouvé aucune analyse similaire ou parallèle. Toutefois, un ami vient de m’indiquer un article paru ce dimanche matin même sur le site de la NZZ complètement dans la cible de ma réflexion. Pour ceux qui apprécient la langue de Goethe, je vous le recommande (ici), il mérite votre attention.

Sources :
Risque carbone : première étude concernant la place financière suisse, OFEV, 29 septembre 2015, https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-59285.html
EXXON : The Road Not Taken, Exxon’s Own Research Confirmed Fossil Fuels’ Role in Global Warming Decades Ago, Inside climate news, 16 septembre 2015, http://insideclimatenews.org/content/Exxon-The-Road-Not-Taken
Convention-cadre sur les changements climatiques, Adoption de l’Accord de Paris, Nations-Unies, 12 décembre 2015, lien
Courrier d’accompagnement de la pétition envoyé aux autorités neuchâteloises, texte ici

Marche pour le climat, nous y étions!

Il ne faisait pas particulièrement beau à Neuchâtel ce dimanche 29 novembre. Des rafales de vent bien fraîches et très humides, pas vraiment de la pluie mais pas si loin non plus, balayaient avec rage le quai Osterwalder, certainement un temps à rester chez soi. Alors que nous rejoignions avec une partie de ma famille la fameuse église rouge lieu du rassemblement de la marche destinée à faire pression sur nos gouvernants, une pensée traversa mon esprit disant que, vu les conditions, si nous étions effectivement les 400 personnes espérées par les organisateurs, on pourrait légitimement en conclure que la prise de conscience commençait à percer auprès de Madame et Monsieur tout le monde. En toute sincérité, le lac déchaîné me laissait craindre une demi réussite ou demi échec selon le point de vue.

Le moral d’une de mes accompagnatrices serait-il défaillant?

En nous rapprochant du départ, une franche note d’optimisme vint réchauffer nos pensées à défaut de nos corps. C’est sûr les 400 personnes devaient forcément être bien présentes.

Finalement le cortège s’est mis en mouvement. Une petite pirouette pour repasser devant le lac, longer les jeunes rives, traverser le port, longer à nouveau le quai Osterwalder pas plus chaud qu’avant mais nettement plus animé, et enfin emprunter le sous-voie pour une arrivée en force sur la place des halles.

Pas le moindre doute, nous étions largement plus nombreux qu’attendu. Le temps pour la foule de reprendre un peu de courage et hop on attaque la montée au Château.

A l’arrivée les organisateurs avaient prévu une fresque composée de dizaines de dessins réalisés par des enfants dont notre petit David.

Avec un résultat final plein de force et d’espoir.

L’estimation transmise par les organisateurs de la marche nous a été communiquée à hauteur d’un gros millier de participants. Au vu de la “photo-finish” cela semble bien crédible.

Tout cela pour vous informer que la lettre pétition de mon post précédent sera transmise en fin de semaine aux autorités ou au pire lundi prochain. Si vous avez encore la possibilité de transmettre quelques signatures, elles seront accueillies avec joie.

Laurent-David JOSPIN

Pause déjeuner! Une pizza culturelle vous tente?

Le mois écoulé ce blog a vu passer plus de 2700 visiteurs différents soit un record. Les élections fédérales doivent y être pour quelque chose assurément. La fatigue ressentie par le rédacteur en chef autoproclamé sans doute aussi!

Sur la page Facebook du site ( https://www.facebook.com/ouvrirlesyeux.ch/ ), et pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, un premier signe démontrant que j’avais survécu à ces élections est apparu le 27 octobre.

Commenter à chaud me semble très déraisonnable. De nombreux facteurs géo-politiques ont indiscutablement influencé la formation des opinions. Les moyens en présence, notamment l’argent, apportent aussi une part de lumière sur le tableau général. Toutefois, évitons de tomber dans les banalités et attendons d’avoir quelque chose de vraiment consistant à vous proposer pour envisager de se lancer dans de grandes théories.

Alors, pour garder le contact avec vous durant ces jours, je vous encourage à manger une excellente pizza au feu de bois tout en admirant les peintures exposées par mon fils au restaurant Le Cercle Italien de la Chaux-de-Fonds. Et pour vous mettre en appétit, l’invitation et deux exemples des tableaux présentés :

Ne vous inquiétez pas, le coup a été encaissé et l’envie d’escalader les barricades se manifeste déjà.

Ma prochaine action agendée de manière certaine consistera à déposer la répétition de la demande pour l’installation photovoltaïque de l’immeuble Temple-Allemand 33 à La Chaux-de-Fonds en se basant notamment sur la nouvelle LAT maintenant en vigueur. Notez en passant, qu’on ferme la boucle en faisant écho à cette publication sur Facebook dont je vous parlais au début de ce post.

J’espère donc pouvoir bientôt vous offrir quelque chose de substantiel à vous mettre sous la dent. En bref, une petite pause déjeuner et on repart …

Laurent-David JOSPIN

Bonne Année !!!

Une année au compteur au plus, à toute vitesse, sans même s’en rendre compte … Le monde dans lequel, nous vivons s’accélère. La technologie nous l’impose, ou peut-être plus justement dit cherche à nous l’imposer. Et ma foi, nous nous laissons faire … trop sans doute.

Alors voilà, première bonne décision, je prends le temps de vous adresser mes meilleurs vœux pour la nouvelle année, en espérant que celle-ci apporte un lot généreux de satisfaction à tous et d’améliorations sur les fronts ouverts dont nous parlons si souvent dans ce blog.

Je vous ai scanné la carte de vœux que nous avons retenue pour nos activités professionnelles. La question s’était posée si nous allions renoncer à envoyer des vœux à nos clients et faire un don en lieu et place à une organisation caritative. Vous connaissez mon esprit frondeur et puisque je ne voulais pas trancher, nous avons décidé d’envoyer tout de même des vœux mais en achetant la carte auprès d’une telle organisation caritative. Et puis, il faut dire que quand j’ai vu cette carte dans le catalogue … on aurait pu croire qu’ils l’avaient imaginée juste pour moi, vous ne trouvez pas?

En guise de cadeau (de noël ou de bienvenue dans la nouvelle année, comme vous préférez), vous trouvez  juste après celui-ci un nouveau post publié il y a peu de temps, mais pour lequel vous n’avez intentionnellement pas encore reçu de notification. Je vous y décris les eaux tumultueuses de la politique énergétique mondiale et l’importance de s’en détacher le plus vite possible. Il y a aussi une introduction à ce qui occupera totalement mon esprit durant le premier trimestre 2015, mais chut c’est une surprise …

Laurent JOSPIN

 

Un premier pas lucide et courageux qui en appelle d’autres

Ce dimanche, le peuple neuchâtelois a renvoyé les autoproclamés éolo-sceptiques à leurs études. Le score ne souffre aucune discussion et il me plaît de rappeler qu’en 2010 déjà des états généraux de l’énergie avaient été initiés par le Conseiller d’Etat alors en fonction.

En page 28 du document intitulé “opinion des Neuchâtelois sur les questions énergétiques“, on découvrait que 64% des sondés souhaitaient que l’on développe “beaucoup”, selon les termes du sondage, l’énergie éolienne.

 

Ne trouvez-vous pas cela vraiment étonnamment proche des 65% d’acceptation du contre-projet du Grand Conseil atteints ce dimanche?

Il n’y a pas de hasard ici la population neuchâteloise appelle de ses vœux une sortie ordonnée des énergies fossiles, nucléaires compris, et est prête, de manière tout à fait consciente, à mettre en œuvre une politique permettant la concrétisation de ce but. Si on devait exprimer un regret aujourd’hui, c’est bien pour ces 4 années perdues (2014-2010) à confirmer quelque chose que l’on savait donc déjà politiquement parlant, et que, sur le plan scientifique, on sait être dramatiquement urgent.

Aujourd’hui ce premier pas se mesure à l’étalon d’un pourcentage un peu abstrait soit les 20% de production indigène potentiellement atteignables grâce aux parcs prévus.

Ne réfléchissez pas plus longtemps pour le second pas, vous le lisez dans la même page 28 du sondage ci-dessus. En premier choix, les neuchâtelois à 79% plébiscitaient l’énergie solaire comme source prioritaire d’énergie renouvelable.

Nous devons maintenant cesser de tergiverser et le plus vite possible lever une bonne fois pour toutes les obstacles artificiels mis en travers de l’énergie solaire par des défenseurs auto-proclamés du patrimoine qui sont en réalité surtout des fossoyeurs de notre environnement et de celui de nos descendants.

Avec le solaire libéré, nous pouvons avancer de 30% supplémentaires. Les deux pas mis bout à bout, nous aurons donc déjà fait la moitié du chemin. Pour ma part je préférerai voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, en conservant bien sûr la ferme volonté de finir de le remplir avec les très nombreuses sources d’énergies vertes à notre disposition.

Laurent-David JOSPIN

Sources :
Rapport M.I.S. Trend, novembre 2010, “opinion des Neuchâtelois sur les questions énergétiques
©AFP / 13 avril 2014, “Climat: urgence à agir pour tenir le cap des 2°C, l’énergie au coeur du défi

Et la souris accoucha d’une montagne

Et plus étonnant encore, on peut souligner que cet accouchement est passé inaperçu, enfin presque.

La souris c’est notre belle Helvétie, qui malgré toute l’affection que je lui porte, reste un pays de taille souriceau à l’échelle de la planète.

La montagne, Hans Rudolf Herren Président de la fondation Biovision, a reçu récemment le prix Nobel alternatif pour son engagement contre la faim et la pauvreté.

L’action de Biovision consiste, pour son aspect le plus fondamental, à permettre aux populations locales de se ré-approprier leur agriculture avec des techniques adaptées localement et surtout durables.

Les principes appliqués relèvent parfaitement de la logique du faire avec la nature plutôt que contre elle. Toutefois, il se rajoute ici une difficulté supplémentaire, honte de l’humanité!, de par les dégâts à rattraper découlant d’une exploitation agricole inadaptée, par exemple par le choix des espèces car destinées à alimenter les marchés mondiaux sans considération de la chaine vivante locale, soit par une destruction plus ou moins lente du substrat vivant, détruit par la chimie mise en œuvre pour privilégier du profit à court terme.

Il est recherché des solutions locales, faisant appels à des espèces indigènes et adaptées à la nature des sols, en exploitant les possibilités de fertilisations et de luttes contre les nuisibles disponibles dans le cadre d’un cycle fermé et auto-suffisant pour assurer sa durabilité.

Il en découle au final moins de frais  pour les paysans, car l’on supprime les herbicides, pesticides, et autres “m…..cide”  en tout genre, donc également une meilleure santé des populations locales, et, oh merveille, assez de nourriture pour tous, alors que cela avait été perdu/détruit par nos solutions soit-disant modernes. Et il faut souligner que dans certains cas, la remontée représente un challenge peu aisé pour le moins, pour vous donner une idée parmi d’autre de la situation créée par nos soit disantes merveilles de la science, vous pouvez regarder l’émission Mise au Point sur la Radio Télévision Suisse (www.rts.ch) du 2 décembre 2012 “les OGM qui tuent“.

Biovision apprend aux paysans locaux à être maître de leur destin, sans plus dépendre des grandes industries chimiques et/ou agro-alimentaire. En peu de mots, ils regagnent leurs dignités et redeviennent capable de vivre tout simplement.

L’air de rien, les démarches, concepts et solutions mis en œuvre pourraient  se révéler un savoir essentiel pour assurer notre capacité à nourrir décemment tout les habitants de la Terre. Un jour peut être, c’est nous même qui devront appeler au secours les successeurs de Monsieur Herren pour ré-apprendre à vivre de notre terre.

Hans Rudolf Herren appartient à la classe des vrais géants, que dis-je à la classe des montagnes vivantes. Il réalise un travail d’une portée exceptionnelle permettant de redonner de l’espoir à des régions entières. D’une manière discrète, sans aucune recherche de la notoriété médiatique pour elle-même, des solutions agronomiques douces sont recréées solutionnant des désastres épouvantables générés le plus souvent par certains de nos industriels occidentaux voulant imposer une agriculture abreuvée d’engrais de synthèse, pesticides, et autres OGM.

Si vous avez un peu de temps, je vous encourage à faire un passage sur le site de Biovision ( http://www.biovision.ch/nc/fr/home/ ), et s’il vous arrive de donner un peu d’argent à une œuvre sociale ou l’autre, vous pourriez penser à les mettre dans votre liste de favoris.

Notre pays peut être légitimement fier d’avoir donné naissance à une personnalité d’une telle grandeur!

Bref, vous l’aurez compris, j’aimerai tirer un grand coup de chapeau à cette organisation et son père fondateur agissant avec modestie mais réalisant un travail, oh combien, essentiel à la bonne santé de notre planète et de ses habitants.

Laurent-David JOSPIN